noires,elles Dans de longues robes noir elles sont là,marchant comme des êtres sans vie dans les rues des villes ou villages,parfois des fleurs à la main,ou un, deux,trois enfants,tous la tête basse,sans la pointe d'un sourire,ils vont dans une seule direction,un cimetière provisoire.Là sous une motte de terre qui donne un peu la forme d'un corps,repose le père,ou le frère. Parfois des hommes handicapés ou plus âges les croisent sans dire une parole. Pourquoi parler de cette mort qui les hante depuis parfois prés de quatre années? La douleur est ancrée dans leurs mémoires, même si une photo rappelle des souvenirs,l'être cher est à tout jamais absent,mais il faut vivre........dur avec des enfants lorsque tout est à reconstruire,retrouver la maison que l'on a quittée,des ruines,une cave,un provisoire,trouver de la nourriture,du linge,bien sûr il y a les aides,la croix-rouge,mais elles sont dans une situation qui les lie encore avec la mort,le noir,les croix,puis avec les jours,on parle,il faut bien vivre.......La grand-mère qui a perdu son fils,son mari,même son beau-garçon,elles sont deux dans le dèsarroi,elles entendent encore le bruit des batailles car non loin du front,elles,elles sentiront à jamais le fracas et l'odeur de la mort.D'autres loin des combats pleurent ce disparu,celui dont on n'a pas retrouvé le corps,celui dont la tombe n'existe pas,il est là-bas dans une terre loin de chez lui. Des dames en noir dont le courage est immense,dont les pleurs devant le monument aux morts en lisant le nom du leur donne plus un sens au mot amour. Les dames en noir pourraient être des anges,si dieu le voulait. Les dames en noir travaillent pour vivre,pas pour oublier,d'ailleurs les visages des enfants reflètent celui de leur amour perdu dans le sang mélangé à la boue ou à la poussière. Mes dames,pour moi votre courage n'a pas d'égal.Votre souffrance vous a torturées mais votre dignité est immense,vos images dans la pierre sont loin de ce qu'elles devraient représenter. Merçi